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Retrouvez régulièrement sur cette page les aventures du SECRET DE BUGARACH rédigées par Vidocq !
Le Secret de Bugarach a eu un total de 9889 visites.


18/02/2012 16:24
LE RETOUR

Il est ébloui par cette lumière, blanche et intense qui lui brûle les yeux.
- Sauveur hurle-t-il.
Aucune réponse, aucun Wouaf-Waf.
Une ombre vient de s’intercaler entre son visage et cette lumière trop vive. Un visage humain qu’il ne distingue pas.
- Sauveur murmure-t-il angoissé.
- Chut, calme toi prononce une voix féminine empreinte de douceur.
Ses pupilles ont mis du temps pour se rétrécir et cette lueur commence à être supportable. Et il reconnaît ce visage.
- Vivie, est-ce toi ?
- Oui Lancelot, je suis heureuse de te retrouver.
- Mais alors, suis-je revenu ?
-Oui Lancelot, sachant que tu étais en exploration dans le château de Peyrepertuse, nous t'avons, avec l'aide de de tes amis, facilement localisé.
-Tu étais tombé dans une profonde fosse et totalement inconscient.
-Et dans ta main, comme pétrifiée, tu tenais cette espèce de poignard.
Et Vivie lui montre une dague de toute beauté, en très bon état. Lancelot reconnaît cette arme car son manche en os porte la cicatrice causée par l'impact de sa flèche.
- Et Sauveur ? Demande Lancelot.
- Quand nous te descendions dans la vallée, inconscient sur ton brancard, un espèce de caniche, un peu mâtiné, est venu tourner autour de nous, jappant sans discontinuer, mais surtout avec des jappements de tristesse.
- Cet animal m'a tant ému, que j'ai décidé de le garder avec moi, et il attend à la maison.
- Dit moi ? Est-ce le Sauveur dont tu parlais dans ton coma ?
- Je ne sais Vivie, possible ou improbable !
- Le poignard, cet animal ? Lancelot, tout ceci est bien troublant !
- La vie va reprendre Lancelot, comme avant, mais il faudra que tu me racontes.
- Oui, comme avant, car cela fait plus de six mois que tu étais plongé dans le coma, conclue Vivie,

FIN




11/02/2012 15:23
- Oui, nous la connaissons très bien, même si elle ne connaît pas notre existence répondent-ils tous deux.
Et Maman d’ajouter:
- Sur ce sujet, personne n’est intervenu et tu ne pouvais faire un meilleur choix. Et avec ton père nous vous souhaitons énormément de bonheur.
- J’espère quelle va très bien?
- Oui mon fils, et elle t’attend avec impatience malgré l’adversité.
- Lancelot, cette dure épopée va prendre fin pour toi. Les Aldébariens seront fiers de toi et de ta bravoure. Tu vois, quand ta mère a choisi ton nom, Lancelot, j’avais répondu ce sera un aventurier, et je pense que je ne me suis pas trompé.
A l’extérieur la nuit est très noire, sans lune, et un promeneur ne distinguerait pas ses pieds.
- Lancelot nous allons devoir partir. La conjonction de certains paramètres nous permettent de regagner facilement nos amis et cela ne se produit que deux fois par an.
- Tu pourras assister au décollage et ensuite tu reviendras dans cette pièce. Vois la petite porte dans ton dos. Elle est programmée pour s’ouvrir après notre envol. C’est une porte différente de celles que tu a connues mais qui te ramènera chez toi, dans ton époque, auprès de ta Vivie.
Tous trois ont les yeux embués de larmes: de joie de s’être retrouvés et de peine de devoir se quitter si rapidement.
Et de longues effusions s’ensuivent, interminables.
- Je vous aime tous les deux.
- On t’aime énormément fils, c’est la raison pour laquelle on voulait te revoir approuvent-ils.
Et dans un semblant de sourire, Maman ajoute:
- Fait attention à toi, prend soin de toi et de ta Vivie, car nous vous surveilleront.
- Et cajole bien ce Sauveur, ton ami.
Elle prend cet animal dans ses bras, lui murmure quelques mots à son oreille et après l’avoir embrassé le donne à Lancelot.
- Maman faut y aller, il reste peut de temps.
Tous trois reviennent dans le hangar, et après de longues embrassades le couple de parents se dirige vers le vaisseau, se retournant pour des signes d’adieu.
Les moteurs de cet aéronef se mettent en route, pas trop bruyant, avec un sifflement aiguë. Il commence à rouler jusqu’au centre du hangar puis se soulève de quelques mètres. Il commence à basculer à la verticale, toujours en lévitation. Dans la voûte, un orifice, tel un diaphragme d’appareil photographique commence à s’ouvrir et Lancelot peut distinguer une cheminée bien verticale qui doit déboucher à l’air libre.
Le sifflement des moteurs s’amplifient montant exagérément en fréquence, douloureuse aux oreilles si bien que Sauveur gémit. Mais cela ne dure pas et tel un javelot de feu, le vaisseau disparaît dans ce tunnel. Le diaphragme se referme, le hangar est vide.
Dans les journaux locaux, le lendemain, on pourra lire:
« La nuit dernière les habitants de Bugarach ont pu assister à un phénomène étrange. Au dessus de leur montagne, subitement est apparu un trait de feu qui s’élevait, à la verticale, jusqu’au firmament, et ce sans le moindre grondement? »

Et Lancelot, assis avec Sauveur sur les genoux, pleure.
Et c’est encore ce brave Sauveur qui tente de ramener Lancelot à plus importantes occupations. Il le lèche tant et tant que le visage de Lancelot semble transpirant. Puis il court vers la porte de la salle de repos, et reviens, puis recommence.
- Tu es horrible Sauveur, je suis tout baveux dit-il avec un pâle sourire.
Mais le remède a été efficace et Lancelot se lève et décide de poursuivre sa destinée. Il a confiance en ses parents et il est certain qu’il va rejoindre son époque.
Il se dirige vers la pièce, ramasse sa besace et voit que la porte est ouverte, et une lumière aveuglante émane d’elle.
Il saisit Sauveur dans ses bras et sans réfléchir plus avant se dirige en courant vers cette ouverture.


04/02/2012 16:17
- Ce peuple vit dans la constellation du taureau, et leur planète est illuminé par Aldébaran, une étoile très lumineuse. Relativement proche de nous, vu les dimensions de l’univers, à moins d’une centaine d’années lumières.
- Tu ne les rencontreras pas fils, car leur apparence pourrait te surprendre. Pour nous, comprend qu’ils sont comme une deuxième famille, comme de nouveaux parents puisqu’ils nous ont ramené à la vie.
- Mais alors Père, vous vous déplacez dans ce vaisseau?
- Et depuis quand cette base existe-t-elle?
- Que de questions Lancelot murmure Maman, mais je comprend ta soif de savoir.
Et Papa, cet aventurier né, reprend les explications.
- Oui nous utilisons ce vaisseau pour nous déplacer aux quatre coins de l’univers. Les Aldébariens nous ont appris, entre autre le pilotage, mais énormément plus de choses.
- Pour te donner une idée, ils sont en avance de quelques millénaires sur le peuple terrestre qui se prend pour le centre du monde.
Et en riant, il ajoute:
- Il faudrait qu’il arrête de faire du nombrilisme.
- Quant à la base, si j’ai bien assimilé leur échelle du temps, elle devait exister bien avant le repère 0000 du calendrier actuel.
- Alors du temps de Sodome et Gomorrhe, demande Lancelot.
- Sodome et Gomorrhe, c’est une autre histoire, répond le père.
- Comprend que ces êtres évolués s’intéressent à beaucoup de civilisations différentes, mais sans jamais interférer dans leur avenir.
- Tu vois comme les chercheurs, avec les éprouvettes, essayant de deviner la suite des événements.
- Je pense qu’ils pourraient intervenir dans le futur ou le passé de ces peuples, mais leur philosophie leur interdit de manipuler le destin de ces civilisations.
- Maman, Papa, êtes vous heureux?
Tous deux répondent de concert.
- Très heureux, fils, surtout depuis que nous t’avons revu.
- Mais comment et pourquoi? Demande Lancelot.
- Tu sais, cela nous a pris du temps pour les convaincre que nous voulions te revoir pour te tranquilliser, répond Papa.
- Et leur accord n’a été obtenu que contre une quête pour prouver, à leurs yeux, ta valeur.
- Alors ce n’est pas Merlin qui m’a manipulé mais les Aldébariens, s’étonne Lancelot.
- Oui, en fait Merlin a été manipulé à son insu.
- Les Aldébariens ont décidé de te faire traverser différents siècles afin de te permettre de voir le monde d’un autre œil. D’ouvrir ton esprit aux autres et peut être te rendre moins cartésien et plus philosophe.
- N’as-tu pas changé au cours de ces épreuves.
- Oh si Papa, énormément. Donc les visions, les portes sont crées par leur puissance.
- Disons par Merlin, avec l’appui invisible de nos amis, qui lui aussi a changé quand il a découvert la puissance qu’il détenait.
- Si je comprend bien, vous suivez mon épopée depuis le début constate Lancelot.
- Oui depuis cette plage où tu jouais gamin avec Viviane, mais nous n’avions pas le droit d’intervenir. Nous étions juste ici, pour t’attendre, quand tu aurais terminé cette quête.
- Qui m’a envoyé Sauveur.
C’est au tour de Maman de fournir quelques explications.
- Au départ, il n’était pas prévu, ce devait être autre chose. Mais sachant l’amitié que tu portes à ces animaux j’ai du me battre pour imposer mon choix. Et nous t’avons envoyé Sauveur. Sauveur qui appartient à ton époque je précise. En plus ce chien est doté d’un intellectuel hors norme. J’espère que j’ai fait le bon choix.
- Oui Maman, tu ne pouvais choisir mieux. Nous sommes devenus inséparables. Il m’a tant aidé et tant soutenu dans les moments difficiles. Il ne parle pas mais je puisais dans ses yeux les forces nécessaires pour avancer. Vraiment Sauveur a été d’un réconfort de tous les instants.
Sauveur, qui a entendu son nom, a entrouvert une paupière, mais sentant que la situation est calme, la referme promptement.
- Mon beau Sauveur, viens me voir demande Lancelot.
Tel une fusée, Sauveur est déjà sur les genoux de Lancelot.
Les parents sourient et apprécient la complicité qui unit leur fils et cet animal.
- Vous ne pouvais savoir comme je suis heureux de vous savoir en vie, bien que je devine que nous ne nous verrons plus jamais. Mais, quand je regarderai le ciel par des nuits très claires, et que j’apercevrai un semblant d’étoile filante, je me dirai, tiens mes parents qui partent pour une mission.
- Encore une question, vous connaissez ma Vivie?



28/01/2012 16:39
Car il est persuadé que cette cavité est un hangar d’engins destinés à se déplacer dans l’espace. Les murs comme le sol et la voûte semblent plus métalliques que rocheux.
Il est impressionné par l’autre véhicule. Le fuselage, est très allongé, bien quatre à cinq fois la longueur du coucou de ses parents, et le nez très pointu où on distingue un minuscule hublot. L’empennage est composé de quatre branches sur lequel sont fixés ce qu’il pense être des propulseurs.
- Cet engin n’est pas de notre époque, il n’est même pas terrien, impossible dit-il.
Il n’a pas entendu le chuintement d’une porte qui s’est ouverte derrière lui, ni vu sortir un couple qui s’avance vers lui. Ils sont revêtus de combinaisons très brillantes comme chromée.
- Lancelot! entend-t-il dans son dos.
Il se retourne ne comprenant pas qui peut l'interpeller dans cet endroit improbable. Il reconnaît les visages et s’élance, Sauveur dans ses jambes, comme un fou.
- Maman, Papa! crie-t-il.
Tous trois tombent dans les bras l’un de l’autre pour de longues effusions parsemées de larmes de bonheur.
- Comment est-ce possible? On vous a tant cherché, sans trouver aucun indice, même matériel.
- Mais je pense que j’ai fini ma quête, que j’ai trouvé mon GRAAL, je suis heureux ajoute Lancelot. Heureux de vous avoir retrouvé en bonne santé. Nous allons pouvoir rentrer à la maison tous les trois.
- Ce ne sera pas possible fiston dit son père.
- Nous ne pouvons réapparaître après toutes ces années.
- Ce que je ne comprend pas, étant donné l’état de l’avion, comment avez-vous pu survivre. Qui, qui vous a sauvé? demande Lancelot.
- Viens, allons nous asseoir dans une pièce, et tu pourras te restaurer pendant que nous t’expliquerons.
- Il est magnifique ton chien et semble très attaché à toi.
- Oui, c’est un fidèle compagnon qui a toujours été un réconfort dans les épreuves.
- Sauveur, il porte bien ce nom? Demande la mère qui est déjà amie avec cet animal.
Interloqué, Lancelot demande:
- Comment connais-tu son nom?
- Nous allons tout t’expliquer mon fils répond le père.
- Papa, cet aéronef futuriste, il est à vous?
- Oui, nous sommes arrivés grâce à ce moyen de transport. Allez viens.
Tous trois se dirigent vers la porte par où est sorti le couple. Cette pièce ressemble à un salon de repos avec des fauteuils et quelques tables basses. Au mur ce qui ressemble à des écrans de télévision. Sauveur a déjà choisi un fauteuil et il ferme les yeux, épuisés après cette course dans le boyau.
- Installons nous pendant que Maman ira chercher de quoi se sustenter.
- Je vais essayer de t’expliquer ce qui nous est arrivé.
- Nous volions, a bord de petit cet avion, passer quelques jours en Espagne. Mais à l’approche de Perpignan, un avis météo défavorable nous a obligé à nous détourner plus à l’ouest sur les Corbières
- Le temps n’était pas fameux et la visibilité moyenne. Nous volions entre 2500et 3000 pieds quand subitement tous les instruments se sont affolés. Et la nébulosité s’est épaissie instantanément limitant la visibilité à une cinquantaine de mètres. J’avais bien réduit ma vitesse, mais en pure perte.
- Et soudainement, le trou noir.
- Nous avons appris beaucoup plus tard que nous avions percuté le Pech de Bugarach.
- Mais comment appris et pourquoi plus tard.
- Je peux te dire une chose, si les autorités nous avaient retrouvés, nous ne serions pas en ta présence, et tu te recueillerais sur notre tombe, ajoute Maman qui vient de revenir avec un plateau garni de bons mets.
- Mange un peu mon enfant.
Et son père reprend son monologue.
- Les personnes qui nous ont secouru, se sentant peut être responsables de notre mésaventure, ont mis a profit leurs savoirs et compétences pour nous ramener à la vie. Nous sommes restés très longtemps, de nombreux mois entre la vie et la mort, dans un profond coma que les spécialistes actuels, en France, aurait qualifié d’irréversible.
- Et sans parler des différentes blessures et fractures occasionnés par le choc frontal avec cette montagne. Et nous sommes revenus à la vie et, après une rééducation rapide, nous nous sommes retrouvés en pleine possession de nos moyens.
- Tout cela nous ayant été raconté par nos hôtes, des êtres doux et charmants.
Mais qui Papa, qui?

13/01/2012 15:08
Il décide de prendre un peu de repos et s’allonge sur le sol.
Lancelot regarde ce ballet de lumière et il est émerveillé; son âme d'enfance surgit du passé, lui remémorant ces jeux de lumière qu'il regardait dans le kaléidoscope que lui avait fabriqué son père.
Imperceptiblement, ces images féériques semblent entrer en rotation, rotation qui va en s’accélérant quand un puits, comme un entonnoir inversé, prend naissance en son centre.
- Un vortex, crie-t-il
- J’ai lu des articles sur ces phénomènes qui mélangent espace et temps, souvent naturels. Pas celui-ci, quelqu’un manipule cette apparition.
La vitesse de rotation de ce patchwork de couleurs ne cesse d’augmenter présageant un événement inconnu. Lancelot saisit sa maigre richesse ainsi que Sauveur qui semble apeuré, et serre bien le tout entre ses bras.
Et lentement mais inexorablement cet entonnoir commence à descendre, le puits du vortex centré sur nos deux amis. Lancelot devine que tous deux vont être happés par ce phénomène qu’il pense être l’œuvre d’une entité dotée de pouvoirs supérieurs à ceux de Merlin.
Et effectivement cet entonnoir renversé arrive à effleurer le sol et les aspire tous deux. Lancelot ne perd pas connaissance et il vole dans ce tunnel multicolore vers une destination ou un temps, inconnus.
Il ne sait combien de temps dure ce voyage mais cela lui semble bien long comparé aux franchissements des portes précédentes. Et soudainement , instantanément ce puits de lumière s’efface sans bruit, et il se retrouve dans la position qu’il avait quand il a été absorbé: assis, sa richesse et sauveur serrés contre sa poitrine.
Il se trouve dans une grande salle, bien claire car illuminée par de violents projecteurs.
- Grande, non immense dit-il.
Il juge sa largeur à une cinquantaine de mètres et la longueur pas loin de la centaine.
Et dans le fond deux aéronefs.

En s’approchant il comprend sa méprise. Il y a bien deux avions dont un qui lui rappelle quelque chose, quand l’autre est une énigme pour lui. Il s’agit bien d’un avion mais pas de ceux dont il connaît la silhouette. Trop futuriste pour être du XXIe siècle.
Quand il est assez proche et qu’il distingue l’empennage, de celui dont il connait la silhouette, il comprend.
- F-LMVB , l’avion de mes parents.
Il est en piteux états comme s’il avait percuté une colline. Le nez est bien enfoncé et le pare brise tout étoilé, quand au train d’atterrissage, il ne ressemble à rien. L’intérieur est dans le même état que la carlingue: instruments cassés et sièges désolidarisés de leur base.
Le choc a du être d’une violence extrême pense Lancelot.
- Que fait cette avion dans ce hangar? dit-il.

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29/12/2011 14:53EN ATTENDANT 2012

Il essaie de se souvenir de la direction initiale que prenait cette galerie, qui depuis le départ lui a semblé parfaitement rectiligne.
- Je pense que nous avons parcouru cinq ou six kilomètres.
- Tu en penses quoi Sauveur?
Sauveur n’en pense rien, car il semble épuisé et il s’est couché, tout contre la porte, le museau entre ses deux pattes avant, et essai de récupérer de l’effort fourni. Lancelot s’est assis, tout proche de lui, et témoigne son affection par de douces caresses.
- Voyons cette porte, bien réelle et bien solide, et profitons du reste de clarté que fournit le peu de bougie qui subsiste.
En examinant celle-ci, il se rend compte qu’elle est entièrement métallique. Mais d’un alliage inconnu de lui.
Au centre, une serrure, une minuscule serrure.
- Cette serrure attend ma clé en or , je le souhaite. Debout Sauveur, j’ouvre , enfin je tente rectifie-t-il.
Et cette clé s’adapte à cette serrure. Elle s’adapte si bien qu’elle fusionne avec elle et la serrure disparaît.
Avec un chuintement pneumatique, la porte coulisse dans la paroi, dévoilant une petite grotte, illuminée de lumières multicolores. Tous deux s’avancent, et dans leur dos, avec le même bruit d’air comprimé, la porte reprend sa position initiale
- Tu vois Sauveur, nous sommes certain d’une chose, le retour est impossible.
Tous deux s’avancent dans cette petite caverne et Lancelot est ébahi par un maelström de lueurs multicolores et chatoyantes émanant de la voûte qu’il ne distingue pas. Ayant fait le tour de ce lieu, qui ne lui semble pas naturel car trop régulier et d’un diamètre d’une quinzaine de mètres, il constate qu’aucune issue n’est décelable. Un éclat métallique imprègne sa rétine, et, après avoir ramassé cette trouvaille légèrement enfouie dans ce sol sablonneux, il est surpris par cet objet. Les lettres inscrites sont en relief et il n’a aucun mal à les déchiffrer.
- F-LMVB épèlle-t-il à haute voix.
Après avoir réfléchi il comprend que ce sigle concerne l’immatriculation d’un aéronef. Et soudainement il se souvient:
- Je suis sûr que cette immatriculation correspond à l’avion dans lequel se trouvait mes parents lors de leur disparition.
- Mais pourquoi ce signe? se lamente-t-il.
Il se laisse tomber a terre, abattu, avec tous les souvenirs de ces chers disparus qui envahissent son cerveau. Sauveur, ayant senti un malaise tétaniser son maître, s’est rapproché de lui, puis installé sur ses genoux, le fixe de ses yeux emplis de douceur. Cela dissipe légèrement le voile de tristesse qui a envahi les yeux de Lancelot et ce dernier se saisit de son compagnon pour enfouir son visage dans ce pelage satiné.
- Bon, Sauveur, profitons en pour prendre des forces.
Et tous deux profitent de ces aliments chapardés dans la demeure de ce brave abbé Bérenger.
- Mon pauvre ami, je crois que nous sommes condamnés à attendre, mais quoi?
- Sauveur, sais tu où nous nous trouvons?
Si ce brave chien le sait, il reste muet comme une carpe.
Alors Lancelot, avec un doigt, commence a dessiner sur le sol. L’emplacement de l’église avec l’orientation du chœur qui est plein sud; ensuite la crypte sous l’autel et le boyau qui semble se diriger vers le sud-est, et son cheminement bien rectiligne.
- Sauveur, nous avons bien marché une bonne heure, avant que tu partes comme un fou.
Mais pour ce brave animal, le temps n’a jamais été un soucis; le seul temps qui compte pour lui, c’est celui passé en présence de son maître.
- Sauveur, si je ne me trompe pas, nous sommes juste en dessous du Pech de Bugarah.

22/12/2011 16:45Petit cadeau de Noël .
Tous deux s’engouffrent dans cet escalier tortueux, et après quatre ou cinq marches, Lancelot repère, dans le roc, une ébauche de serrure, minuscule, pour une clé minuscule. Et après l’avoir introduite et tourné, il voit la dalle en pierre reprendre sa position initiale.
- Sauveur, on ne recule plus, c’est notre chemin.
Parvenu en bas de cet escalier, taillé dans le rocher, il devine , à la maigre lueur fournie par la bougie, une crypte.
De part et d’autre il distingue des cercueils, non plutôt des sarcophages, en granit. Il en compte six et au vu des inscriptions qu’il arrive à déchiffrer, il pense que ce sont les tombeaux de prince ou de roi de l’époque mérovingienne qui, selon l’histoire ou la légende détenaient de fabuleux trésors.
- Bérenger, tu es passé par ici. Avez-tu une clé toi aussi?
Mais il n’est pas là pour trouver un trésor, tout au moins pas de ce genre. Il distingue un boyau au fond de la crypte et décide de l’emprunter, souhaitant que la bougie ait une durée de vie suffisante.
Depuis combien de temps marche-t-il? il ne saurait le dire mais la bougie s’amenuise et une bonne moitié est bien consumée . Il se demande s’il doit poursuivre ou faire demi tour avant d’être plongé dans le noir.
Il s’agenouille, regarde Sauveur et lui demande:
- Tu ferais quoi mon bel ami? Continuer? Retourner?
Sauveur fixe Lancelot dans les yeux et tente d’assimiler ses questions. Il rebrousse chemin et avance pour retourner vers la crypte mais, rapidement, il fait demi tour et repart de l’avant, distançant son maître puis s’immobilise et se tourne vers Lancelot.
- Wouaf-Waf!
- OK Sauveur, on avance.
Lancelot veut faire confiance à Sauveur et il est pense que ce boyau est la seule issue pour sortir de cette époque.
- Sauveur, nous allons trottiner un peu pour profiter au maximum de la lueur de ce maigre flambeau.
Et tous deux s’élancent mais Lancelot est surpris car Sauveur le devance toujours, comme s’il était attiré par une entité inconnue et invisible.
Et après quelques minutes de ce footing, Sauveur se sauve comme s’il avait le feu aux trousses.
- Sauveur, Sauveur, reviens.
Il a beau s’époumoner, Sauveur a disparu dans le noir et ne semble pas vouloir revenir.
Il est obligé de poursuivre sa progression mais cela lui prend du temps, beaucoup de temps, beaucoup trop de temps. Il se sent perdu sans son ami.
- Où es-tu Sauveur crie-t-il?
Wouaf-Waf, Wouaf-Waf, Wouaf-Waf entend-t-il et ces aboiements sont incessants.
- Qu’a-t-il pu trouver? marmonne-t-il.
Alors il se lance dans une course plus rapide et il ne tarde pas à rejoindre son ami. Et quelle n’est pas sa surprise.
- Une porte, une vraie porte dit-il. Mais où suis-je?

21/11/2011 14:44
A tous mes lecteurs et lectrices.

Cela va faire bientôt cinq mois que je me suis lancé dans cette folle aventure.
Je remercie tous ceux qui ont eu la patience de suivre les tribulations de Lancelot et de son ami Sauveur.
L'épopée est finalisée et Lancelot a trouvé son Graal!
Encore quelques corrections orthographiques et j'aurai atteint cet hypothétique but.
Provisoirement la parution ci-dessous est la dernière; et je temporise un tant soi peu, pour ce qui est de publier l'épilogue.
Je sais que normalement , étant référencé sur D&t et sur google, je suis un peu protégé.
Mais qui peut le plus peut le moins.
D'autant plus que je me suis inscrit, sur un conseil, auprès de Mymajorcompany(bannière), avant de voir avec certaines maisons d'édition. Mais je ne rêve pas! (Attendons une réponse)
Un grand merci à mon correcteur orthographique qui se reconnaîtra.
Un grand merci à vous tous.

Et surtout, un énorme merci à ELDAIR, d'avoir accepté de me réserver une page de toute beauté, pour publier mes élucubrations.

CHRIS dit Vidocq





21/11/2011 14:36
Mon cher Bérenger.
Je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. Votre hospitalité doit être un don du ciel, et votre dieu doit être fier de vous.
Vous m’avez logé et nourri, et bien nourri, grâce à Marie.
Et vous avez été une aide précieuse dans la recherche de mon Graal. Je pense avoir trouvé l’issue qui devrait me ramener dans mon temps, et qui se situe dans votre magnifique église.
Vous le verrez sur le plan au dos.
Je n’ai rien à vous offrir pour vous remercier, juste mon admiration pour votre œuvre.
Je vous ai chapardé un peu de nourriture, mais je sais que vous ne m’en tiendrai pas rigueur.
Et croyez moi, on parlera longtemps de vous et de votre village, Rennes le Château.
Prenez soin de vous, mon père.
Et un grand merci à Marie pour les attentions qu’elle a eu pour moi.
Adieu mes amis.
MERCI
PS: je sais que Marie a une clé, si bien que je jetterai la mienne par le vasistas, après avoir fermé.


- Sauveur, nous partons en voyage à nouveau. Je souhaite que nous touchions au but et que nous puissions, tous deux, regagner mon temps, après avoir trouvé le but de cette quête insensée.
- Wouaf-Waf et Sauveur court avant de se jeter dans les bras de son ami.
Lancelot ramasse sa besace, et après avoir refermé correctement la porte, jette la clé par le vasistas.
- En route mauvaise troupe plaisante-t-il.
Ayant pénétré dans l’église, il referme la porte, ne sachant quel évènement va se produire.
Il lance un clin d’œil malicieux au diable qui ne bronche pas et se dirige vers la statue de Marie-Madeleine.
Précautionneusement il enfonce la clé en or dans l’orbite précédemment repérée et tente de la tourner; et elle tourne produisant, dans son dos, un grincement de la même façon que lorsqu’on frotte deux cailloux ensemble. Il lui semble que cela provient de l’arrière de l’autel. Il tente de récupérer cette clé, qui n’offre aucune résistance et la récupère.
Parvenu a l’arrière de l’autel, il découvre la cause de ce bruit. Une dalle du sol s’est déplacée, dévoilant l’amorce d’un escalier.

- Sauveur, on ne réfléchit plus, on fonce.
Mais Sauveur n’a pas l’air enthousiaste d’affronter cette bouche bien sombre.
- Ne t’inquiète pas mon Sauveur.
Lancelot sort de sa besace la bougie et la pierre, peut être magiques, fournis par Merlin. Sans réfléchir, tenant la bougie au ras du sol, il frappe violemment la pierre sur la dalle, pierre qui produit un éclair intense et allume la mèche; la pierre a disparu, réduite en poussière. Et déjà Sauveur semble ragaillardi par cette lueur tremblotante, tout comme son maître.

18/11/2011 14:48
- Malin Bérenger car je pense que cette disposition est volontaire.
- G.R.A.A.L, le GRAAL, serait-ce celui que je cherche?
- Et le M de Marie-Madeleine, qui se trouve face à la base centrale du M formé.

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- Par contre le diable surveille l’autel.
Lancelot décide d’inspecter la statue de Marie-Madeleine, mais il est persuadé qu’un secret se trouve autour de l’autel.
Subitement, il sort la clé en or de sa besace, et se dirige, la tenant comme un sourcier sa baguette, espérant un signal de celle-ci. Cette clé est plutôt petite, comme celle qui ouvrirait un coffre à bijoux.
Bizarrement il lui semble que la clé tremblote à l’approche de cette statue. Il s’éloigne, puis se rapproche et il est persuadé de sentir ce frétillement de la clé.
- Inspectons cette statue dit-il.
Aux pieds de cette représentation, se trouve un crane dont il ne comprend pas la signification. Sans plus attendre, il plonge sa clé dans une orbite, mais rien ne se produit. Il passe à la seconde orbite et il est surpris car il lui semble que celle-ci glisse dans une gaine. Il pense toucher au but, mais n’ose pas la tourner ne sachant quel évènement peut survenir.
Sauveur, je ne peut abandonner Sauveur.
Il rejoint le presbytère ou ce brave animal l’accueille avec joie.
Il passe par la cuisine pour prendre quelques menus provisions et empli sa gourde d’eau fraiche.
Ensuite il s’installe à table pour écrire quelques mots à ses hôtes, utilisant le même papier sur lequel il à pris les notes, dans l'église.
- Bérenger comprendra dit-il?




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28/03/2012 13:17
AngeMystic
j aime ce jeu

26/03/2012 17:07
hommosapiense
y a t'il de la place pour un chevalier ??

19/02/2012 00:23
Macika
LOL

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